Alors voilà, après sept mois de dur
labeur (je blague, hein), je me suis retrouvée au chômage pas plus
tard que la semaine dernière.
Je ne voulais pas être prof avant de venir et rien n'a changé, même si j'ai globalement apprécié mon année au Vico.
Pour être honnête, j'avais hâte
d'en finir, l'ambiance était loin d'être agréable sur la fin avec
certains profs, mais surtout avec le service compta/secrétariat –
qui, avec toute la logique napolitaine dont il a su faire preuve,
faisait grave la gueule parce que j'ai osé dire que j'étais
pas payée régulièrement. (Ladies and gentlemen, let me introduce
you... LA MAUVAISE FOI)
Les élèves n'ont rien à voir avec les élèves français. Je me souviens de mon lycée où toute la classe (voire tout l'établissement) était divisée en clans. En Italie, c'est impensable. D'après ce que j'ai vu, tout le monde s'entend avec tout le monde, la classe est comme une grande famille... (Pour un français c'est toujours un peu gênant au début de voir des élèves qui se font des câlins non stop ou qui pleurent après une interrogation: c'est une autre culture, Naples est une ville d'extravertis, ça nous fait passer, nous pauvres Gaulois, pour des gens froids et méfiants, et hélas, c'est un peu vrai.)
C'est le contact avec les élèves que j'ai préféré et j'aurais aimé qu'on me laisse plus de liberté avec eux.
Petit extraits des quelques perles que j'ai trouvées dans des copies...
"L'homme doit être immeuble" (traduction ratée d'immobile...)
"La France veut montrer son primate" (primauté, je suppose)
"La nature nous permet de grossir" (mûrir)
Pour être fair play, parce que c'est pas sympa de se moquer, j'ai aussi sorti de belles perles en italien comme par exemple le magnifique "devo scoppare" (je dois baiser) au lieu de "devo scappare" (je dois m'échapper)...
Mon séjour napolitain touche à sa fin, je repars en France le 24 mai. Mon programme est à la fois chargé et tranquille pour profiter de la dolce farniente que j'aime tant: lectures au soleil sur le Lungomare, films en tout genre, demain Ischia, samedi concert, semaine prochaine Bologne et le jeudi 22 direction le Teatro San Carlo pour Pagliacci!
A presto wajù

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